Paris, France

29-30 avril 2016: Le festival Shadows et Cinema on the Edge présentent

Studio des Ursulines and Inalco

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6 longs-métrages pour découvrir le meilleur de la production indépendante chinoise récente.

Des discussions en présence de nombreux invités :

  • Huang Ji : cinéaste chinoise.
  • Chai Chunya : écrivain et cinéaste chinois.
  • Karin Chien : productrice et distributrice de films indépendants chinois, présidente de la société dGenerate Films, et co-fondatrice de Cinema on the Edge.
  • Shelly Kraicer : critique de cinéma, consultant en programmation pour plusieurs festivals internationaux, programmeur et co-fondateur de Cinema on the Edge.
  • Gwennaël Gaffric : docteur en études transculturelles, traducteur d’ouvrages littéraires en langue chinoise, et enseignant à l’université Jean-Moulin Lyon III.
  • Luisa Prudentino : sinologue, professeure à l’université del Salento-Lecce, chargée de cours à l’Inalco, et auteure de différents ouvrages sur le cinéma chinois contemporain.
  • Flora Lichaa : doctorante à l’Inalco sur le cinéma documentaire indépendant chinois et co-organisatrice de l’événement.

Inalco

IMG_1236FOUR WAYS TO DIE IN MY HOMETOWN
我故乡的四种死亡方式
Wo guxiangde si zhong siwang fangshi

Chai Chunya | 90′ | Fiction | 2012 | Dialecte du Gansu | Sous-titres anglais.

 

Film de fiction, à la fois poétique et narratif, Four Ways to Die in My Hometown se configure en quatre parties correspondant aux quatre éléments : la terre, l’eau, le feu et le vent. Le réalisateur évoque quatre personnages emblématiques – un poète, une personne en recherche, un marionnettiste et un chaman –, chacun entretenant des liens particuliers à la terre, à la fois intenses, mystiques et profondément ancrés dans la spiritualité locale (le tournage s’est déroulé dans la province du Gansu et dans ses alentours). Le film est construit selon une logique d’association et de rêverie qui plonge le spectateur dans un état hypnotique, alternant des tableaux spectaculaires sur le plan pictural et suggestifs sur le plan symbolique. Deux jeunes femmes perdent un chameau, puis perdent leur père ; un marionnettiste à la retraite rencontre un voleur d’arbres armé ; les conteurs et les chamans évoquent un monde spirituel perdu. Chai Chunya redonne vie à ce monde spirituel à l’aide de motifs visuels issus de la mémoire collective autochtone, laissant le spectateur deviner leur signification de manière intuitive.

Bande-annonce : https://vimeo.com/46674477

Chai Chunya est né en 1975 dans un village reculé de la province du Gansu. Diplômé en droit et sciences politiques à l’Université Normale Supérieure du Nord-Ouest, il travaille comme journaliste, puis directeur de la photographie dans la ville de Canton. Il a également été photographe pour l’un des journaux chinois les plus progressistes, le Southern Weekend, et a publié plusieurs romans. Four Ways to Die in My Hometown est son premier film.

Séance : vendredi 29 avril à 14h dans l’auditorium de l’Inalco.

La séance est organisée dans le cadre du cycle Paroles de Créateurs et sera suivie d’une table-ronde en présence du réalisateur, de Luisa Prudentino, Karin Chien, Shelly Kraicer, Gwennaël Gaffric et Flora Lichaa.

IMG_1236FOUR WAYS TO DIE IN MY HOMETOWN
我故乡的四种死亡方式
Wo guxiangde si zhong siwang fangshi

Directed by Chai Chunya
2012, 90 min, digital.
In Gansu dialect with English subtitles.

A four-part fiction film that’s as much poetry as it is narrative, first-time filmmaker Chai Chunya’s gorgeous work evokes four characters – a poet, a searcher, a puppet master, and a shaman – each with intense, mystical, deeply-rooted spiritual links to the land (the film was shot in and around Gansu province) mediated by the four elemental symbols: earth, water, fire, and wind. The film’s logic is associative, dreamlike; Chai builds up a series of striking tableaux, hypnotically suggestive and pictorially spectacular. Two young women lose a camel, then a father. A retired shadow puppeteer meets a gun-toting tree thief. Storytellers and shamans evoke a lost spiritual world that Chai films back to life in spectacular visual motifs whose meanings are intuited, like deeply felt communal memories.

Screening at Inalco Auditorium on 29 April at 14:00, followed by a round-table with director Chai Chunya, Luisa Prudentino, Shelly Kraicer, Gwennaël Gaffric, and Flora Lichaa

Studio des Ursulines

A Filmless Festival

A FILMLESS FESTIVAL
没有电影的电影节
Meiyou dianying de dianyingjie

Collectif | 80′ | Documentaire | 2015 | Chinois mandarin | Sous-titres anglais.

A Filmless Festival documente les événements survenus en août 2014, durant la 11ème édition du Beijing Independent Film Festival (BIFF), montrant les préparatifs précédant la cérémonie d’ouverture et l’annulation forcée du festival par les autorités chinoises. L’organisation Cinema on the Edge a été créée suite à ces événements, en soutien aux organisateurs et aux réalisateurs chinois. Il s’agit d’un documentaire produit par un collectif : les rushes utilisés ont été filmés par des membres du public, des artistes locaux, des réalisateurs et des invités d’honneur venus assister au festival, des journalistes, ainsi que des bénévoles et salariés participant à l’organisation du BIFF.

Bande-annonce 1 : https://drive.google.com/file/d/0B07WLUXTrKm6dTQ5azVuRUQwYlU/view

Bande-annonce 2 : https://drive.google.com/file/d/0B07WLUXTrKm6RkVibUxuSGZqaDQ/view

(légende de la photo) Wang Wo, monteur du film.

Séance : vendredi 29 avril à 20h au Studio des Ursulines, suivie d’une discussion avec les organisateurs de Cinema on the Edge et Huang Ji.

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A Filmless Festival

A FILMLESS FESTIVAL
没有电影的电影节
Meiyou dianying de dianyingjie

2015, 80 minutes, digital.
In Chinese with English subtitles.

This film documents the 11th Beijing Independent Film Festival in 2014, from the preparations before the opening ceremony to the process of its forced cancellation, the event which spurred the Cinema on the Edge series. The footage used for the film was captured by audience members, local artists, invited directors and special guests, festival volunteers and workers, as well as journalists and members of the media.  It is a film produced by the collective.

Screening on 29 April at 20:00, with guest Huang Ji attending

Cut-Out-the-Eyes

CUT OUT THE EYES
挖眼睛
Wa yanjing

Xu Tong | Chine | 80′ | Documentaire | 2014 | Chinois mandarin | Sous-titres anglais.

Er Housheng, musicien aveugle, sillonne la Mongolie intérieure avec sa compagne et partenaire Liu Lanlan. Ensemble, ils interprètent un chant traditionnel local, appelé er ren tai, qui prend la forme d’une comédie musicale à l’humour paillard. Lors des représentations, le personnage principal charme le public féminin avec son mélange de sensualité, de grossièreté rabelaisienne, et de paroles socialement subversives. Le réalisateur Xu Tong s’est illustré par son observation sagace des bas-fonds de la société chinoise, explorant la mutation des traditions rurales dans un contexte de modernisation et d’urbanisation, par le biais de personnages hors-du-commun avec lesquels il développe une étroite connivence. Enquêtes ethnographiques captivantes, ses documentaires sont aussi des psychodrames mêlant passion, désir et violence.

Bande-annonce : http://v.qq.com/page/t/c/1/t0132crjkc1.html

Xu Tong est né en 1965 à Pékin et a obtenu un diplôme de photographie journalistique à l’Université des Communications de Chine. Installé dans les alentours de Pékin, le réalisateur est l’auteur d’une série de documentaires qui ont remporté plusieurs prix dans des festivals internationaux. Les films de Xu Tong ont également suscité de vives controverses en Chine, en raison de leur intérêt récurrent pour des personnages issus des marges de la société chinoise : des prostituées dans Wheat Harvest (2008) et Shattered (2011), un diseur de bonne aventure dans Fortune Teller (2009), des petits délinquants dans Fourth Brother (2011), et des musiciens itinérants dans Cut Out the Eyes (2014).

Séance : vendredi 29 avril à 22h10 au Studio des Ursulines, présentée par les organisateurs de Cinema on the Edge.

 
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Cut-Out-the-Eyes

CUT OUT THE EYES
挖眼睛
Wa yanjing

Directed by Xu Tong
2014, 80 min, digital.
In Chinese with English subtitles.

Er Housheng is a blind musician who travels Inner Mongolia with his lover/partner Liu Lanlan performing the saucy, sensationally bawdy form of musical duet comedy called er ren tai. Er’s female audiences are particularly enthralled with his combination of sensuality, Rabelaisian earthiness, and frankly socially subversive lyrics. Director Xu’s specialty is to train his piercingly observant documentary camera — intimate and complicit, rather than coldly objective —  on unique Chinese characters like Er, using them to probe deep beneath the surface of China’s clash of rural traditions with its urbanizing contemporaneity. The result is, on one hand, an enthralling ethnographic showpiece; but it’s at its core a passionate and frenzied psycho-drama of lust, violence, and genius.

Screening on 29 April at 22:10

RiverOfLife

THE RIVER OF LIFE
生命的河流
Shengming de heliu

Yang Pingdao | 101′ | Documentaire | 2014 | Chinois mandarin et cantonais | Sous-titres anglais.

Yang Pingdao est l’un des jeunes cinéastes chinois les plus créatifs de sa génération. Dans The River of Life, il capture des images de son histoire familiale, centrées autour de la fin de vie et du décès de sa grand-mère, et de la naissance de son enfant. Une beauté inattendue émane de ces instants cristallisés, qui recréent la texture de la mémoire à travers le temps et l’espace. Grâce à sa structure novatrice mêlant délicatement la fiction et le documentaire, le film retranscrit la charge et la complexité émotionnelles de la mémoire familiale. La forme, légèrement expérimentale, permet également au cinéaste d’ancrer sa chronique familiale dans l’histoire nationale, évoquée en arrière-plan, tout en réalisant une autobiographie intime et personnelle. The River of Life a été sélectionné pour la cérémonie d’ouverture de l’édition 2014 du Beijing Independent Film Festival, et a été primé lors de cette même édition.

Bande-annonce : https://vimeo.com/141472047

Yang Pingdao est né en 1980 à Yangchun, dans la province du Guangdong. Écrivain et cinéaste, il est retourné vivre dans le Guangdong après avoir obtenu un diplôme en réalisation cinématographique à l’Institut National des Arts Dramatiques de Pékin. Ses documentaires ont été sélectionnés dans plusieurs festivals chinois (Pékin, Kunming, Xi’an) et internationaux (Leipzig et Londres). Yang Pingdao raconte comment l’idée de filmer sa famille a progressivement germé dans son esprit : « J’ai senti que ma grand-mère allait bientôt mourir… Dans ce moment critique, je me suis senti impuissant, espérant faire quelque chose. Après mûre réflexion, j’ai pensé que la seule chose que je pouvais faire était de réaliser un film sur notre famille. »

Séance : samedi 30 avril à 18h au Studio des Ursulines, présentée par les organisateurs de Cinema on the Edge.

 
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RiverOfLife

THE RIVER OF LIFE
生命的河流
Shengming de heliu

Directed by Yang Pingdao
2014, 101 min, digital.
In Mandarin Chinese and Cantonese with English subtitles.

Yang Pingdao is one of China’s most exciting emerging filmmakers. His astonishingly creative camera eye brings unexpected beauty to his new feature length film. Using an innovative structure, based on the distinctive texture of family memory through space and time, Yang invents something poised delicately between fiction and documentary to capture crystallized moments in his family history, to recreate in cinematic form its emotional weight and variety, woven around the life and death of his grandmother, and the birth of his child. In order to combine extended family chronicle, implicit national history, and intimate soul-bearing autobiography, Yang employs gentle formal experimentation to invent new cinematic pathways.  Opening film and prize winner of BIFF 2014.

Screening on 30 April at 18:00

Egg and Stone thumb

EGG AND STONE
鸡蛋和石头
Jidan he shitou

Huang Ji | Chine | 98′ | Fiction | 2012 | Dialecte du Hunan | Sous-titres anglais.

Huang Ji compte parmi les réalisatrices les plus prometteuses de la scène cinématographique chinoise actuelle. Son premier long-métrage, personnel et audacieux, a remporté le Tiger Award lors de l’édition 2012 du International Film Festival Rotterdam. Tourné dans son village natal de la province du Hunan, Egg and Stone est un portrait autobiographique centré sur les difficultés d’une fille de 14 ans confrontée à sa sexualité naissante. Cette dernière vit avec son oncle et sa tante depuis que ses parents sont partis travailler en ville, il y a sept ans de cela. Seule avec ses peurs et ses désirs confus, elle est en proie au monde terrifiant de l’éveil sexuel et de ses dangers. La réalisatrice fait preuve d’une sophistication visuelle, d’une aisance narrative et d’un peaufinage technique surprenants pour un début de carrière. Le directeur de la photographie, Ryuji Otsuka, également producteur et monteur du film, a donné une tonalité particulière aux images qui dégagent une douce lumière tout en étant saturées par une grande puissance émotionnelle.

Bande-annonce : https://www.youtube.com/watch?v=VfNvlNlbhlw

Huang Ji est originaire de la province du Hunnan et a grandi dans le village où Egg and Stone a été tourné. En 2007, elle obtient un diplôme d’écriture scénaristique à l’Institut du cinéma de Pékin. Son premier scénario, Lingling’s Garden, a été réalisé par son compagnon Ryoji Otsuka, qui est également le directeur de la photographie de ses films. Le court-métrage de la jeune réalisatrice, The Warmth of Orange Peel, a été projeté à la Berlinale en 2010. Huang Ji travaille actuellement sur un projet de trilogie fictionnelle, dont Egg and Stone est le premier volet, qui dépeint l’évolution d’une jeune femme, à différents âges de la vie, dans la Chine d’aujourd’hui.

Séance : samedi 30 avril à 20h au Studio des Ursulines, suivie d’une discussion avec la réalisatrice.

 
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Egg and Stone thumb

EGG AND STONE
鸡蛋和石头
Jidan he shitou

Directed by Huang Ji
2012, 98 min, digital.
In Hunan dialect with English subtitles.

Winner of the 2012 International Film Festival Rotterdam’s Tiger Award, Huang Ji’s brave personal film is one of the most auspicious debuts in recent Chinese cinema. Set in her home village in rural Hunan province, Egg and Stone is a powerful autobiographical portrait of a 14-year-old girl’s attempts to come to terms with her emerging sexual maturity. Since her parents moved to the city to work, she has been forced to live with her uncle and aunt for seven years. Alone with her own inchoate fears and desires, she grapples with a terrifying world of sexual awakening and danger. Huang Ji’s visual sophistication, narrative fluency, and technical polish belie her youth. Cinematographer Ryuji Otsuka (also the film’s producer and editor) contributes beautifully crafted cinematic images, fearfully intimate, softly pulsing with light, saturated with complex emotional power.

Screening on 30 April at 20:00, with a post-screening Q&A with Huang Ji 

Peoples Park

PEOPLE’S PARK
人民公园
Renmin gongyuan

J.P. Sniadecki et Libbie Cohn | 78′ | Documentaire | 2012 | Chinois mandarin et dialecte du Sichuan.

People’s Park est un documentaire expérimental tourné dans le Parc du Peuple de Chengdu, dans la province du Sichuan. Dans un plan-séquence unique de 75 minutes, les deux jeunes cinéastes américains capturent la diversité des loisirs urbains présents dans un parc public. La caméra glisse, de manière continue, à travers le parc, filmant en panoramique des centaines de citadins chinois qui s’approprient l’espace visuel et sonore en toute liberté. Ils s’amusent, se relaxent, discutent, mangent, déambulent, chantent, pratiquent la calligraphie, et s’observent les uns les autres… jusqu’au moment où le film s’accélère, rythmé par un musique délirante. Le regard du spectateur est alors happé par une danse euphorique, semblable à une transe, où se mêlent personnes, mouvements, musique, images, et sons, marquant le point culminant du film. Ce moment procure du plaisir à l’état pur, autant que le cinéma peut le faire.

Bande-annonce : https://vimeo.com/129486692

Libbie Cohn s’intéresse à la question de l’espace public, des organisations collectives et de la justice sociale et environnementale. Elle a vécu et voyagé en Chine depuis son enfance, et étudie actuellement le paysagisme et l’urbanisme au Massachusetts Institute of Technology.

J.P. Sniadecki est cinéaste, anthropologue et enseigne le cinéma documentaire à Northwestern University à Chicago. Il est né dans une ferme du Michigan. Ses films – Démolition (2008), Foreign Parts (co-réalisé avec Verena Paravel, 2010), People’s Park (co-réalisé avec Libbie Cohn, 2012), Yumen (co-réalisé avec Huang Xiang et Xu Ruotao, 2013) et The Iron Ministry (2014) – ont remporté des prix dans plusieurs festivals internationaux, et ont été programmés dans une section spéciale lors de l’édition 2012 du Beijing Independent Film Festival.

Séance : samedi 30 avril à 22h30, présentée par les organisateurs de Cinema on the Edge.

 
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Peoples Park

PEOPLE’S PARK
人民公园
Renmin gongyuan

Directed by J.P. Sniadecki & Libbie Cohn
2012, 78 min, digital.
In Sichuanese and Mandarin Chinese.

This is an experimental, structuralist documentary shot in People’s Park, Chengdu, Sichuan, in one single, bravura take lasting 75 minutes by two young American directors. Their camera captures the fullness of Chinese urban leisure life. As the camera pans side to side and glides relentlessly forward through the park, it catches hundreds of Chinese urbanites out for fun, relaxation, socializing, and a certain kind of freedom: eating, strolling, singing, practicing calligraphy, and watching each other. Watching becomes dancing, as the film slowly gathers an ecstatic, trance-like groove, building to a rapturous climax, as people, movement, music, image, and sound mix together: this is as close to pure pleasure as cinema gets.

Screening on 30 April at 22:30

 

Studio des Ursulines
10 Rue des Ursulines, 75005
Paris, France
 

 

Inalco
65 Rue des Grands Moulins, 75013 
Paris, France
 

I would definitely like to show my films to more Chinese audiences. I think the Chinese audience, especially the younger generation, are more open to foreign films, art films or alternative cinema. They are ready to see works that are not conventional, films that are simply different from mainstream movies. I always try to make my films authentic and faithful to the site/place/environment where they were filmed, and I greatly value the feedback from Chinese audiences, since I believe they share many concerns that are similar to mine.

Luo Li (Emperor Visits the Hell)

CINEMA ON THE EDGE

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